Terminons cette série de trois articles sur la vaisselle de mon arrière grand-mère.

Ma mère me disait dernièrement que c'était un service conséquent avec pas moins de 48 assiettes plates ! Les repas de famille réunissaient du monde et les assiettes étaient changées entre chaque plat. On savait manger en ce temps là ma Bonne Dame  !

Voici la pièce maîtresse, la soupière, récipient profond et large muni de deux anses et d'un couvercle, dans lequel étaient servis la soupe ou le potage. A ne pas confondre avec le légumier, de même forme mais aux bords moins hauts.

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La soupe, le potage, toute une époque ! Car au départ, c'était la soupe le plat principal de la journée chez les paysans, tranche de pain mouillée de bouillon et servie directement dans une écuelle. Le soir, il fallait rassasier ces travailleurs de plein air qui avaient mangé sur le pouce le midi. Ce n'est qu'au siècle des Lumières que la soupière apparaît sur les tables aristocratiques, déclinée en argenterie, faîence ou porcelaine, en même temps que le potage, sans pain désormais, débute le repas, comme aujourd'hui encore.

Au XXe siècle, la soupière est reléguée au fond des placards, détrônée par la casserole ou la cocotte-minute. Triste sort réservé à ce beau contenant ventru, dommage !

Alors faisons sortir les soupières de l'oubli ! Réhabilitons ce bel objet !

Chiche ?